Hady Ba's weblog

La vérité selon Tarski

Posted in Philosophie by hadyba on décembre 31, 2011

Il y a une ou deux semaines, j’ai fait ce rêve étrange où Hilary Putnam m’admonestait en marmonnant que les jeunes ne lisaient plus Tarski. Dans mon rêve, il marchait devant suivi de mon DR et je leur courrait après en criant « Yes I did read Tarski, I’ve tried anyway » et j’étais profondément mortifié que mon DR garde le silence.

Hilary, ce post est pour toi…

………….

Lorsque dans le Tractatus… (4.024), Wittgenstein note : « Comprendre une proposition, c’est savoir ce qui a lieu quand elle est vraie. (On peut donc la comprendre sans savoir si elle est vraie) », il exprime la place centrale accordée, au moins depuis Frege, à la notion de vérité dans les travaux sur l’analyse du langage, qu’il soit ordinaire ou formel. Le problème, c’est que cette notion de vérité, tout comme la plupart des notions sémantiques n’était à l’époque pas formellement définie. En ce qui concerne la notion de vérité, il reviendra à Tarski d’en donner une caractérisation mathématique précise.

La question: « qu’est-ce que la vérité ? » pourrait sembler relever de la métaphysique plutôt que de la logique ou bien de la philosophie du langage mais si l’on a comme critère de compréhension d’une proposition la capacité à en donner les conditions de vérité, il devient crucial de définir précisément ce que l’on met dans cette notion de vérité. Pour commencer, Tarski pense qu’il faut renoncer à voir la vérité de manière absolue sans circonscrire soigneusement l’univers du discours ; ce qu’il se propose de caractériser, c’est la vérité dans un langage. La procédure de Tarski pour définir la notion sémantique de vérité consiste à prendre en considération un langage-objet L et un métalangage qui contient ce langage objet L. Ce qu’il s’agit de définir, c’est ce que ça signifie pour une proposition du langage-objet L que d’être vrai. Sachant que le métalangage contient tout le langage-objet; son vocabulaire tout comme sa grammaire, la solution adoptée par Tarski consistera à construire dans le métalangage un prédicat qui ne s’appliquerait aux propositions du langage-objet que si ces dernières sont vraies. Tarski montre qu’un tel prédicat du métalangage devrait lui-même satisfaire ce qu’il nomme la convention T. Cette convention pose qu’un prédicat ‘Tr’ appartenant au métalangage est une définition adéquate de la vérité si le système déductif de la métathéorie prouve:

(a) toutes les phrases obtenues à partir de l’expression  »Tr(x) si et seulement si p » avec  »x » qui nomme une proposition quelconque du langage objet et  »p » la traduction de cette phrase dans le métalangage

(b) la phrase  »pour tout x, si Tr(x) alors x appartient au langage objet »

Comment le fait que le prédicat ‘Tr’ satisfasse la convention T nous permet-elle de dire que ce prédicat est une définition adéquate de la vérité? Pour le voir, penchons nous un peu sur les deux conditions de la convention T. La seconde condition, est une condition de clôture qui s’assure que le prédicat ‘Tr’ s’appliquera uniquement à des propositions du langage-objet. Quelle que soit par ailleurs la propriété dont ce prédicat permet de définir l’instanciation sur les objets qu’il prend, la condition (b) nous assure d’ores et déjà que nous nous limiterons strictement à l’extension du langage-objet.

La condition (a) nous dit que le système déductif de la métathéorie doit prouver toutes les phrases obtenues à partir de l’expression  »Tr(x) si et seulement si p ». Le  »si et seulement si p » nous assure que le prédicat Tr n’associe pas seulement à chaque proposition ‘x’ du langage-objet une traduction dans le métalangage mais une traduction dont nous savons dans le métalangage qu’elle est vraie. Seulement, si la condition (a) nous dit que Tr ne prend que des propositions dont la traduction dans le métalangage est vraie, cela veut dire que pour toute proposition x du langage-objet, on a Tr(x) si et seulement si x est vrai. Cette condition est donc suffisante pour nous garantir que le prédicat ‘Tr’ ne s’applique qu’à des propositions vraies du langage-objet. Par ailleurs, étant donné que l’intégralité du langage-objet et de ses règles est contenue dans le métalangage, toutes les propositions du langage-objet sont traduisibles dans le métalangage. En particulier, toutes les propositions vraies de L ont une traduction dans le métalangage. Et si les règles qui prévalent dans le langage-objet sont contenues dans le métalangage, alors, la traduction d’une proposition x telle que x est vraie dans le langage objet nous donnera nécessairement une proposition p vraie dans le métalangage. De ce fait, la condition (a) de la convention T nous garantit bien que le prédicat ‘Tr’ s’appliquera à toutes les phrases vraies de L et à elles seules.

Parlons d’une dernière propriété de la définition de la vérité par Tarski. Le prédicat de vérité tel que défini par Tarski échappe aux antinomies sémantiques du genre du paradoxe du menteur. Pour comprendre comment la démonstration de Tarski échappe au paradoxe du menteur, nommons ‘c‘ la phrase soulignée du paragraphe suivant de ce texte.

                       c n’est pas une phrase vraie.

Étant donnée la manière dont nous avons spécifié ce que le nom ‘c‘ désigne, il semblerait que nous puissions écrire:

                       (a)   »c n’est pas une phrase vraie. » = c

En partant de (a), il semble que nous puissions intuitivement accepter la vérité de (b) :

 (b)  »c n’est pas une phrase vraie. » est vrai si et seulement si c n’est pas une phrase vraie

De (a) et de (b), suit la contradiction suivante:

                       c est une phrase vraie si et seulement si c n’est pas une phrase vraie.

Si la reproduction d’un tel paradoxe est impossible dans le système tarskien, c’est grâce à la soigneuse distinction qu’opère Tarski entre le langage-objet et le métalangage. Nous avons vu que les prédicats susceptibles d’être accepté comme caractérisation formelle de la vérité dans un langage L donné n’appartiennent pas à L mais à un métalangage contenant L. De ce fait, la contradiction ne peut pas être construite dans L.

Tarski s’intéressait aux langages formels. Dans son essai sur la vérité, il affirme que: « La possibilité même d’un usage non contradictoire de l’expression ‘phrase vraie » qui soit en harmonie avec les lois de la logique et l’esprit du langage ordinaire semble être très douteuse, et par conséquent le même doute s’attache à la possibilité de construire une définition correcte de cette expression. » [Tarski 1935/1956] Tarski était donc pour le moins sceptique quant à la possibilité d’utiliser ses propres travaux dans l’analyse de nos langues naturelles. Davidson le fera cependant.

Pas mieux

Posted in Sénégal by hadyba on décembre 31, 2011

Sur Facebookun groupe s’est formé pour exiger le retrait du site dakarois de la Toile: Tous contre Facedakar compte 1406 adhérents le 30 décembre 2011.

En réaction aux vives critiques dont il fait l’objet, le propriétaire de Facedakar n’a pas manqué de publier sa défense sur le mur de son profil.

«Nous sommes en démocratie, la liberté recommande à chacun de choisir sa manière de s’informer. Je pense que ce qui doit choquer dans ce pays, ce ne sont pas les belles images des filles, mais plutôt l’argent qu’on a détourné à des fins personnelles. Le problème du pays vraiment ce sont les milliards volés et non Facedakar et les belles femmes qui y sont montrées. Les filles dénudées, cela fait partie de la vie. Qui n’en veut pas?»

Ancien directeur de publication du journal 24H Chrono, El Malick Seck a écopé de neuf mois d’emprisonnement ferme en 2008 à la suite d’un article où il incriminait Abdoulaye Wade, président de la République et son fils, Karim Wade, de blanchiment d’argent provenant du casse de la Banque centrale en Côte d’Ivoire. A sa sortie de prison en 2009, il a tourné le dos aux affaires politiques pour se consacrer à l’information people.

via

Phersv sur Dummett

Posted in Blogroll, Philosophie by hadyba on décembre 30, 2011

Je tuerais père et mère* pour avoir le talent qu’a Phersv de résumer en un post la pensée d’un auteur sans rien laisser de coté ni être verbeux. Si j’avais essayé de restituer la pensée de Dummett, j’aurais écrit une quinzaine de pages et ç’aurait été moins bon que ce qu’il a fait. Courrez-y.

*Pas les miens cependant

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Faut pas forcer/Faux pas forcé

Posted in Sénégal by hadyba on décembre 29, 2011

Les leaders de YenAMarre ont un argument imparable. Selon eux, la limitation du nombre de mandats à deux n’est pas seulement une obligation légale. C’est un acquis citoyen. En tant que tel, il n’est pas question que le peuple sénégalais accepte que Maitre Wade essaie de briguer un troisième mandat. Cet argument me paraît le plus solide qui ait été donné contre la candidature de Wade jusqu’à présent. Ce qui me semble relever du génie, c’est que Thiat et Fadel Barro se positionnent délibérément en dehors des partis politiques affirmant que si le mouvement populaire qu’ils représentent peut avoir des convergences avec notre élite politique, ce qui les intéresse est tangent à l’objectif de conquête du pouvoir qui est celui des partis politiques. Ils se proposent de faire du peuple sénégalais le gardien de ce pourquoi il a voté au delà des arguties juridiques possibles.

Ma position de strict légaliste en ce qui concerne le droit ou non qu’a Maitre Wade de briguer un second mandat est : « Je ne sais pas mais les arguments juridiques semblent pencher pour quoique nos plus éminents constitutionalistes semblent partagés. » Je me dis donc qu’il faut attendre la décision de du Conseil Constitutionnel. Ça, c’est ma position d’intellectuel qui se refuse à violer la loi et qui essaie de réfléchir aussi froidement que  possible. Ma position de citoyen sénégalais est : « Maitre Wade et sa bande de gangsters sont des psychopathes à qui je souhaite les pires horreurs et dont j’espère qu’ils iront au moins en prison après 2012 et surtout de à défaut de mourir dans d’atroces souffrances. »

Poser le débat en termes d’acquis citoyens me paraît important parce que, même si légalement Maitre Wade avait le droit de se présenter, le fait est que quand nous avons voté la Constitution de 2000, nous considérions tous que nous votions pour un texte qui limitait strictement le nombre de mandats à deux. Nous avons élu Wade pour accomplir un véritable changement par rapport au régime socialiste précédent. Et l’un des acquis de cette refondation de notre démocratie était que nous ne subirions plus le gouvernement ininterrompu d’un même dirigeant ou d’un même groupe de personnes. C’est là le contrat que nous avons passé avec Maitre Wade en 2000. Il a explicitement accepté ce contrat dès lors que pendant une conférence de presse au Palais il a répondu clairement à un journaliste qu’il ne briguerait jamais un troisième mandat parce qu’il n’en avait pas le droit. Si le Conseil Constitutionnel n’a pas les moyens juridiques de faire respecter cette promesse, le peuple a le droit de s’en charger ; un peu comme ce qui se passe quand on manifeste pour refuser qu’une Représentation Nationale élue mais scélérate vote une loi qui serait légale mais inacceptable. Exactement ce qui s’est passé le 23 juin en somme.

Au vu de la subtilité de ce raisonnement, on penserait que le mouvement YenAMarre est un club de juristes et de philosophes diplômés des plus grandes facs du monde. Il n’en est rien. C’est l’émanation la plus pure de la jeunesse populaire du Sénégal. Comparez-les maintenant aux jeunes politiciens sénégalais qui, eux, viennent de familles bourgeoises et baignent dans le luxe. Je ne vous parlerais même pas des jeunes du parti de Wade dont on ne peut attendre rien d’autre que la vulgarité la plus crasse et la délinquance héritée de leurs pères. Au Parti Socialiste, nous avons Malick Noel Seck qui écrit une lettre dans laquelle il menace le Conseil Constitutionnel au cas où ce dernier validerait la candidature de Wade. Ce qui lui vaut (en toute justice selon moi) de croupir en prison. Toujours au PS, Barthélémy Dias maire d’un arrondissement de la capitale, se permet de tirer une centaine de balles de pistolet en pleine rue sous prétexte que des nervis ont été envoyés par ses opposants pour l’agresser. Les politiciens de l’opposition sénégalaise semblent penser que parce que Maitre Wade et ses sbires sont des brutes, ils ont le droit de se comporter comme des brutes. Ils pensent que les citoyens sénégalais accepteront que le pays passe d’une bande de brutes à l’autre. Si je veux qu’une fois son mandat terminé Wade aille en prison, je ne veux surtout pas qu’il soit remplacé par des gens qui, alors qu’ils ne sont même pas encore au pouvoir montrent un tel mépris pour nos institutions et pour la vie de nos concitoyens. La place de Barthélémy Diaz, de Malick Noel Seck et de tous ceux qui se comportent comme eux est en prison. Peu me chaut qu’ils y aillent avant Wade et parce que Wade les y aura envoyé. Si nous voulons que le désastre qu’a été la présidence Wade ne se perpétue pas après son départ, nous devons être encore plus sévère envers ceux qui aspirent à lui succéder que nous ne le sommes envers lui.

PS: Je n’arrive pas à retrouver la vidéo ou ils expriment cet argument.

Sir Michael Dummett

Posted in Philosophie by hadyba on décembre 29, 2011

Photo Pyke

Michael Dummett vient de mourir.

On dit souvent que les philosophes analytiques ne se préoccupent pas vraiment de la vie de la Cité se contentant de technicités oiseuses. En tant qu’exégète de Frege et philosophe du langage, Dummett était tout ce qu’il y a de plus analytique comme philosophe mais en même temps il s’est toujours intéressé aux problèmes de son époque retardant la publication de son premier livre de plusieurs années parce qu’il trouvait plus urgent de s’occuper du racisme en Grande Bretagne que de choses abstraites:

His first major publication, Frege: Philosophy of Language (1973), appeared when he was at the comparatively ripe age of 48. One reason why it had not appeared earlier was that he had made a conscious decision to pursue what he conceived as his duty to oppose the racism that had become manifest in Britain. He completed the book when he reluctantly concluded that he no longer had any significant contribution to make to the fight and felt justified in returning to « more abstract matters of much less importance to anyone’s happiness or future ». He commented in the book’s preface on the deep shock of having discovered, some years previously, that Frege himself, whom he had always revered « as an absolutely rational man », was a virulent racist. « From [this discovery], » he wrote, « I learned something about human beings which I should be sorry not to know; perhaps something about Europe, also. »

Source

En plus de ses travaux en philosophie, il a écrit sur des sujets aussi divers que le tarot, l’immigration, les systèmes de vote ou le catholicisme. Une des choses que j’aime chez lui, c’est que quand il écrivait dans des domaines extra-philosophiques, il ne se prévalait pas (comme peuvent le faire certains philosophes français) de sa qualité de philosophe. C’est en tant que citoyen conscient de ses devoirs qu’il le faisait, pas en tant qu’oracle détenant la vérité. J’avais beaucoup d’admiration pour lui, non seulement pour ses travaux en philo mais également pour l’exigence éthique qu’il avait de ne pas s’enfermer dans sa tour d’ivoire.

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Kindled

Posted in Vie quotidienne by hadyba on décembre 24, 2011

Ça fait presque deux semaines que j’ai décidé de remplacer ceci

par cela

 

Franchement, si comme moi vous lisez beaucoup de livres sans images, je vous le conseille. D’abord ça vous fera des économies. On a certains livres anciens gratuitement et (mais c’est surtout valable si vous lisez en anglais) il y a des auteurs dont vous pouvez acheter l’Oeuvre Complète à des prix absolument ridicules: par exemple j’ai acheté tout Trollope et tout F. Scott Fitzgerald à 2,99euros! Ensuite, on peut travailler dessus. Quand j’écris un texte, je peux me l’envoyer sur le kindle et le relire dans les transports. Je peux également mettre dessus les articles en pdf sur lesquels je travaille de sorte à les avoir avec moi. Je peux prendre des notes ou surligner un passage et via partager sur twitter ou facebook ou les récupérer sur mon ordi. Les dictionnaires intégrés font que j’accède à la définition d’un mot rien qu’en cliquant dessus. Enfin, L’expérience de lecture me parait exactement la même qu’avec un livre papier sauf que c’est toujours en noir et blanc ce qui n’est pas pratique pour les livres sur l’art mais bon… Dans l’absolu, on peut accéder à internet avec le kindle mais je n’ai même pas essayé de le faire. Je pense que l’intérêt de la liseuse, c’est de transporter notre bibliothèque et de pouvoir lire des livres sans remplir notre sac. Si je veux surfer, je vais utiliser un vrai écran ou au pire mon smartphone qui sont faits pour ça.

Contrairement à la liseuse de Sony, le kindle n’a pas une mémoire extensible et ne permet pas d’écouter de la musique. En vérité, j’ai pas mal hésité entre les deux mais finalement, j’ai choisi le kindle parce qu’il était moins cher et parce qu’il était plus facile d’acheter des ebooks sur amazon avec. L’écran du Kindle n’est pas tactile et n’est pas super pratique pour prendre de longues notes mais j’avoue que je suis assez satisfait qu’il ne soit pas tactile parce que ça évite les tâches de doigts et globalement, j’aime bien que la lecture ne soit pas trop interactive ce qui évite l’effet zapping. Ceci dit, je n’ai jamais été un grand preneur de notes. Dernière chose, quand on lit sur une liseuse, on réalise à quel point un ordi chauffe et est bruyant. La liseuse demeure totalement silencieuse et ne chauffe pas du tout. Apparemment ça consomme très peu d’énergie et une charge est censée durer 1mois avec 30min de lecture par jour. Je lis beaucoup plus mais n’ai pas encore eu besoin de recharger ma liseuse (reçue le 07/12 il me semble). Je pense qu’à l’avenir, j’achèterai bien moins de livres papier et vous conseille d’investir dans une liseuse si vous dévorez des livres.

PS: Je suppose qu’il faut que je précise que si ce post n’a pas été payé par Amazon, mon intégrité ne s’offusquera pas du tout si cette Noble Entreprise s’avisait de me faire un cadeau pour avoir mis ce blog au service de la mort du livre papier :-)

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Rapport de Préfecture

Posted in France, immigration, Vie quotidienne by hadyba on décembre 23, 2011

Hier, j’ai fait la queue, debout presque tout le temps, de 9h30 environ à 15h25 pour pouvoir renouveler mon titre de séjour. J’estime que c’est une bonne journée parce que:

  1. Je n’ai passé qu’une heure de temps dans le froid et il ne faisait pas très froid pour un matin de décembre.
  2. Je ne me suis fait insulter par personne et mes différents interlocuteurs ont été polis
  3. J’ai reçu le papier que j’étais venu chercher

Un étranger en France se doit d’apprécier ces petites joies.

PS: La petite mesquinerie: en face de la préfecture il y un énorme parking gratuit mais strictement limité à 2H. Ça signifie juste qu’aucun étranger n’a le droit de s’y garer parce qu’aucun de nous n’est assez stupide pour s’imaginer qu’il rentrera dans la préfecture (même pour déposer ou retirer un papier) et en ressortira en moins de deux heures. On a beau croire au père Noel, il y a des choses qui sont impossibles.

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Une lecture de Montague

Posted in Philosophie by hadyba on décembre 21, 2011

Je sais que ça vous semblera fou mais j’ai vraiment lu Formal Philosophy. Voici ce que j’en ai tiré (LeProgrammeMontagovienDec2011  .pdf) à l’aune de mes propres préoccupations ; une trentaine de pages presque sans aucun symbole logique. Si ça vous intéresse, vous pouvez télécharger le texte. Si vous le lisez, ça m’intéressera vraiment de savoir ce que vous en pensez. Je ne suis vraiment pas susceptible donc, je ne me formaliserai pas si vous me dites que c’est totalement nul (même sans argumenter :-)) et vous serai reconnaissant de votre appréciation quelle qu’elle soit.

Sur la Corée du Nord

Posted in Oh my God!, Politique by hadyba on décembre 20, 2011

Je pense que ce post est la chose la plus instructive que j’aie jamais lu sur la Corée du Nord.

Le monde a appris aujourd’hui la mort de Kim Jong-il, ainsi que sa succession à la tête de la Corée du Nord par Kim Jong-eun, son fils cadet. Défilent en boucle dans les médias des experts, et les mots « Juché » , « confucianisme » et « stalinisme » seront à n’en pas douter les plus répétés les prochains jours à propos de la Corée du Nord et de son régime autoritaire.

Il me semble donc intéressant de faire en ce jour la critique du livre peut-être le plus iconoclaste de la décennie sur ce sujet : « The cleanest race » , paru en 2010 et disponible en français depuis peu sous le titre « La race des purs » . L’auteur, B. R. Myers, vit depuis 20 ans en Corée du Sud, et y fut entre autres professeur d’université, donnant des cours concernant la littérature et la société Nord-coréenne.

Le reste….

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Catastrophe pour qui?

Posted in France, immigration by hadyba on décembre 17, 2011

Sur le site de Marianne:

La décision est tombée comme un couperet. Jeudi 15 décembre, le Conseil constitutionnel a censuré l’article de la loi sur le budget de la Sécurité sociale pour 2012 qui autorisait les médecins à diplôme étranger à exercer en France. Une véritable catastrophe pour ces 2 à 3.000 toubibs, originaires, essentiellement, d’Afrique ou d’Asie, et pour les hôpitaux qui, sans eux, ne « tourneraient » pas.

L’amendement censuré prolongeait en effet l’autorisation d’exercice de ces médecins du 31 décembre 2011 au 31 décembre 2014, leur laissant le temps de passer un examen d’équivalence. « Légalement, les médecins étrangers vont devoir arrêter de travailler à la fin du mois », s’alarme Salem Ould Zein, président du Syndicat national des praticiens à diplôme hors Union européenne (SNPADHUE ). Sans travail et sans revenu, certains n’auront d’autre choix que de regagner leur pays d’origine.

Je n’arrive vraiment pas à voir pourquoi ce serait une catastrophe pour un médecin déjà titulaire d’un diplôme de docteur en médecine et ayant une solide expérience dans les hôpitaux français qui sont quand même réputés que de devoir quitter la France. Bien au contraire, je suis sûr que même s’il aime ce pays où il a choisi de faire sa vie, il lui sera très facile de trouver du travail ailleurs, que ce soit dans son pays d’origine ou dans un autre pays. En revanche, il me semble indiscutable que virer les Praticiens à diplôme étrangers sera une catastrophe pour les hôpitaux français qui équilibrent leur budget en important des étrangers déjà formés et en les sous-payant sous le fallacieux prétexte que la fac de médecine dont ils viennent n’est pas aussi prestigieuse que celle d’une obscure ville des confins de l’UE. Si les hôpitaux français veulent garder ces médecins, qu’ils se débrouillent donc pour homologuer leurs diplômes puisque de toute évidence, ils sont assez bons pour exercer dans les meilleurs hôpitaux du pays.

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