Hady Ba's weblog

De notre droit à insulter le Coran

Posted in Religion by hadyba on septembre 29, 2006

« Point de contrainte en Religion

La vérité se distingue clairement de l’erreur. »

Coran II-256

« As-t-on le droit d’insulter le Coran ? » A cette question je crois qu’il faut clairement répondre par OUI.

Soyons sérieux une seconde, supposons que Dieu existe, que Mahomet est son prophète et le Coran sa parole incréée. Et bien, même dans ce cas, je crois que nous aurions quand même toujours le droit imprescriptible d’insulter le Coran. En effet, s’Il existe vraiment et s’Il est si puissant qu’est-ce qui empêche Dieu de foudroyer sur place quiconque parle mal du Coran? Par hypothèse absolument rien, donc si nous pouvons le faire et continuer de vivre, je ne vois pas de quel droit quelqu’un d’autre s’arrogerait le droit de jouer les justiciers divins et de menacer de mort ceux qui insulteraient, de son point de vue, le Coran. Je trouve à la limite insultant pour Dieu que Ses adorateurs le prennent pour un garçon peureux en culottes courtes et qui, à la moindre contrariété, va se plaindre à sa mooman. Ces gens là subliment leur propre lâcheté enfantine en prétendant servir Dieu.

Je comprend parfaitement qu’un croyant soit affecté dans sa chair quand on s’en prend au coeur même de sa foi. Je n’en pense pas moins qu’il doit accepter une telle critique aussi injuste qu’elle puisse lui paraître. La seule réponse acceptable à un écrit est un autre écrit, pas la violence, ni la menace de mort. Les religions prétendent apporter la vérité. Le risque que Dieu (s’il existe) a pris en nous dotant d’un cerveau, c’est celui que nous ne reconnaissions pas cette vérité et même la rejetions violemment. Il a accepté cette règle du jeu, de quel droit ceux qui se prétendent ses adorateurs se considéreraient-ils meilleurs que Lui et s’amuseraient-ils à tuer ceux qui ne voient pas le monde comme eux?

J’écris ce post en réaction à une nouvelle apprise hier soir : un prof de philo, en France, est obligé de se cacher parce qu’il aurait écrit dans le Figaro quelque chose d’insultant pour l’Islam. Quoiqu’il ait pu écrire ou dire, je pense que les musulmans doivent défendre son droit à être critique envers eux. Si vraiment ce qu’il dit est faux, il faut argumenter et montrer qu’il a tort. Si ce qu’il dit est vrai, il faut le reconnaître. En aucun cas nous ne pouvons accepter que le débat se résume à une menace de mort. Si la violence est le seul argument dont nous disposions, cela veut dire que notre religion ne vaut absolument pas la peine d’être pratiquée.

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Benoît XVI et le dialogue inter culturel

Posted in Uncategorized by hadyba on septembre 28, 2006

Il semblerait que cet athée intermittent qu’était Wittgenstein ait écrit quelque chose comme :  »Si Dieu voulait que 2+2 fût égal à 5 que se passerait-il? Eh bien, 2+2 serait égal à 5 » soulignant là que si par définition, Dieu est omnipotent, nous ne pouvons revenir et lui imposer en douce nos catégories que nous considérons comme rationnelles. A l’inverse, de Witty, ce fervent catholique qu’était Leibniz n’hésitait pas quant à lui à dire que même Dieu, malgré sa toute puissance, n’avait pas vraiment un choix illimité lors de la création de l’univers puisque le nombre d’univers rationnellement possibles est limité et que même Lui, ne pouvait créer quelque chose d’irrationnel.

Si je vous parle de ces deux positions philosophiques sur les pouvoirs de Dieu et ses rapports avec la raison, c’est parce que je viens enfin de lire de texte du Pape Benoît XVI qui a failli mettre le feu à la moitié du monde connu et que c’est une discussion sur les rapports entre foi et raison qui est à l’origine de toute cette affaire. La thèse que défend le Pape est la suivante: le christianisme est essentiellement grec et c’est cette grécité qui en assure le caractère tout à la fois rationnel et européen. C’est parce que le christianisme réussit la synthèse parfaite de l’interrogation philosophique grecque et de la révélation venue d’orient qu’il est la religion rationnelle par excellence dont il faut préserver jalousement la spécificité.

Cette préservation se fait en protection contre deux dangers qui, selon lui, menacent la religion. Le premier danger est le scientisme: l’idée que toute rationalité est scientifique. Si le scientisme est justifié, cela veut dire, soit que la religion est une illusion, soit qu’elle échappe à l’objectivité de la raison et est du domaine du subjectif. Inutile de dire que le Pape refuse l’un et l’autre terme de l’alternative. Le second danger est l’approche Wittgensteinienne i.e. l’idée que Dieu est pur arbitraire ou du moins que Ses catégories transcendent totalement les nôtres.

Tout ceci est bien gentil mais en quoi cela concerne-t-il l’Islam? C’est simple, si le repoussoir pour l’excès de rationalité c’est la science, le repoussoir du Pape pour la transcendance absolue de Dieu et donc l’absence totale de rationalité, c’est la religion musulmane. Benoît XVI cite certes l’ultra connue Sourate II-256 (« Pas de contraintes en matière de foi ».) mais il l’infirme d’autorité (un Pape ça a beaucoup d’autorité en plus d’être infaillible.) au motif que ce serait un texte de la période initiale de la révélation (!!!) et que de toute manière le philosophe Ibn Hazm « va jusqu’à déclarer que Dieu ne serait pas même lié par sa propre parole et que rien ne l’obligerait à nous révéler la vérité. Si cela était sa volonté, l’homme devrait même pratiquer l’idolâtrie. » J’avoue que ça me scie ; on peut préférer, en matière d’orthodoxie religieuse ce que dit un philosophe au texte de ce qui est censé être la Révélation!

Ce qui me fascine dans tout ça c’est que le texte du Pape se termine comme un appel au dialogue des cultures. Il écrit : « C’est à ce grand logos, à cette ampleur de la raison, que nous invitons nos interlocuteurs dans le dialogue des cultures. » Si j’ai bien compris, il nous dit que les athées sont des rationalistes étroits et les musulmans des fanatiques sans esprit critique puis il invite tranquillement les uns et les autres à venir dialoguer sur cette base, sans se douter que ces gens là pourraient se vexer. Je ne sais pas pour vous, mais il me semble que, malgré tout le respect que je dois à son infaillibilité, notre très Saint Père devrait vraiment arrêter de lire les textes des empereurs byzantins des XIVe et XVe siècles pour lire de toute urgence d’abord des théologiens et philosophes catholiques ouverts sur la science (je suggère Teilhard de Chardin), au moins un philosophe musulman autre que Ibn Hazm (mettons Averroes) et au moins un blog (le mien of course ! Et pendant que vous y êtes Très Saint Père priez pour moi SVP, ça ne peut pas faire de mal!)

Challenges or not?

Posted in Uncategorized by hadyba on septembre 21, 2006

«Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage»

Molière

Vous allez sans doute hurler de rire mais je suis abonné depuis plus d’un an maintenant au magazine économique Challenges. Juste par honnêteté intellectuelle: on parle toujours d’économie et tout le monde accuse le capitalisme et la globalisation de tous nos maux, alors, c’était perhaps une bonne idée de lire sérieusement le premier magazine économique français non? Et puis, je vais quand même pas me justifier non? Si? OK dans ce cas, je vous avertis que je suis également abonné à…. Fortune! Et là normalement vous êtes sciés. Et je profite de votre silence pour préciser que c’est pas vraiment ma faute pour le coup: c’est package, je me suis abonné au Time mag et ils m’ont filé un abonnement à Fortune. Malgré mes préjugés, je dois avouer que Fortune est pas mal (par exemple le numéro que je viens de recevoir parle de Google:  »The inside story of anarchy…etc ») mais revenons à nos moutons.

En l’occurrence, mon mouton c’est Challenges. Au bout d’une année, mon sentiment sur ce journal est assez mitigé. D’une part il y a souvent des articles intéressants, des chroniques bien informées (quoique parfois idéologiquement marquées mais c’est assez normal finalement!) et des articles du NY Times qui sont pas mal. D’autre part, je suis géné par deux choses qui me semblent assez grave. La première est une sorte de conformisme économique que je qualifierais presque de microcosmique. Je m’explique. J’ai l’impression que leur position fluctue insensiblement au fil des numéros sur un sujet donné sans qu’ils cessent jamais de garder leur ton professoral. C’est vraiment impressionnant! Que ce soit pour le CPE ou pour la succession de Zacharias (vous savez l’ancien boss de Vinci qui s’était auto attribué une prime tellement énorme que même ses amis ont été obligé de le virer parce que le sous chef de la boite les menaçait de porter plainte s’ils ne prenaient pas leur responsabilités et ne le nommaient pas incidemment Khalife à la place du Khalife), le journal commençait avec une position que je qualifierai de raisonnable (le CPE c’est bien, Zacharias va virer son sous-chef [qui soit dit en passant est un crétin de ne pas signer ce papier]) avant d’arriver à une position reflétant presque celle de l’opinion publique française (Zacharias, il a vraiment abusé ou le CPE n’est peut être pas si bien que ça finalement!) Je qualifie leur conformisme de microcosmique parce qu’il me semble qu’ils reflètent assez fidèlement la manière de penser de la plupart des cadres supérieurs. Vous savez, le mythe des Grandes Écoles, l’idée que si le pays n’avance pas, c’est à cause des charges sociales, la certitude qu’un polytechnicien (surtout s’il a fait Mines après) est supérieur à tout autre être humain et doit diriger (diriger quoi? Peu importe voyons, il le fera bien de toute manière!) and so on…

La seconde chose qui m’a un peu gêné et qui est sans doute lié à l’état d’esprit que je viens de décrire est l’absence totale d’une chronique non orthodoxe. Vous savez une approche érudite mais différente ou bizarre ou inattendu des faits économiques du genre de celles de l’auteur de Freakonomics (désolé mais j’oublie son nom, je vais vérifier quand je serai sur le net. [Viens de vérifier c’est Steve Levitt, en plus il a un blog.Vais le lire après.])

Au fait, pourquoi je vous parle de tout ça? Parce que je vais sans doute me désabonner et j’essaie de mettre au clair les raisons qui m’y font penser de plus en plus (à me désabonner!) Dans ce cas, si on se réfère au proverbe que j’ai mis en épigraphe, je cherche juste une bonne raison d’économiser cinq euros par mois (Eh oui, ce n’est pas cher du tout!) mais je n’arrive sincèrement pas à croire que je sois si mesquin.

Sarkozy, enfin!!!

Posted in Uncategorized by hadyba on septembre 21, 2006

Je me rends compte que depuis le début de ce blog, je n’ai absolument pas parlé de Nicolas Sarkozy. Vous conviendrez avec moi que ce n’est pas normal pour quelqu’un qui vit en France. L’occasion m’en est enfin donné avec cette phrase de ce cher Nick lors de sa visite aux States. Je le cite :

« My devotion to our relationship with America is well-known and has earned me substantial criticism in France. I’m not a coward. I’m proud of this friendship and I proclaim it gladly. »

Ma traduction :

« Ma dévotion à notre relation avec l’Amérique est bien connu et m’a valu des critiques substantielles en France. Je ne suis pas un lâche. Je suis fier de cette amitié et la proclame avec joie. »

(Source : Time Magazine en date du 25-09-06 Discours prononcé devant la Fondation Franco-Américaine à Washington )

Sachant que le mot coward est utilisé à tort et à travers par le beauf américains de base pour qualifier les français quand il siffle sa bière en faisant du French bashing, j’imagine sans peine la joie des journalistes de Fox New qui ont du s’exclamer : « Enfin un politicien français qui a des couil…. pardon guts! » A l’inverse, j’imagine également la détresse de l’intello de la Cote Est qui voit s’éteindre un phare. Ce qui est bien dans tout ça c’est que Blair peut partir tranquille, Bush aura un nouveau caniche… enfin, si tout se passe bien, parce que ces communistes de français pourraient mal voter!

PS : J’ai fait mon devoir, j’ai parlé de Sarkozy dans mon blog. Fier de moi, je dois dire!

Fondamentalismes et évolutionnisme

Posted in Uncategorized by hadyba on septembre 20, 2006

« Sutor, ne supra crepidam. »

« Cordonnier pas plus haut que la chaussure. »

Pline

23h00. Le thema d’ARTE consacré aux fondamentalismes chrétiens vient tout juste de s’achever. J’avoue que c’est assez réconfortant de voir que le crétinisme fondamentaliste

ne touche pas que les musulmans; quoique les intégristes musulmans soient, à mon humble avis et sans favoritisme aucun, en tête pour remporter la palme de la dérive la plus détestable. Ne crions cependant pas victoire trop vite; avec les déclarations récentes du Pape, les cathos intégristes ont marqué un point (OK, sous réserve que ces déclarations soient bien confirmées par une lecture attentive du discours Benoît XVI, ce que je n’espère pas.). Mais au delà de ce replacement du christianisme dans le concours des religions suscitant les dérives les plus nuisibles, ce qui m’a le plus intéressé, c’est le reportage sur l’organisation qui promeut le dessein intelligent. Et du coup, vous avez gagné un post sur la théorie de l’évolution et ses opposants !

Au fait c’est quoi le dessein intelligent? Pour le comprendre, pensez, à la clé USB dans laquelle je vais enregistrer ce post, vous vous représentez sa tête? Elle s’emboîte si parfaitement à la prise USB de mon ordinateur qu’il serait tout à fait incroyable que ces deux formes n’aient pas été pensées et créées par un être intelligent. Ca tombe bien, c’est un ingénieur qui a créé la clé et la prise et la clé pour qu’ils se complètent l’un l’autre. Maintenant, considérez (pas les oreilles et les branches de lunettes voyons!) la paroi interne de l’estomac. Elle est très rugueuse, avec des milliards de replis qui font que quand elle se contracte, elle broie parfaitement certains aliments et accroche d’autres qui ne peuvent l’être qu’à la longue. A la vue de la complexité de la paroi de l’estomac et de la perfection avec laquelle elle accomplit sa tâche dans le processus de digestion, comment croire que cette adéquation n’est que le fruit du hasard comme le dit Darwin? Il doit forcément y avoir un designer qui a pensé et réalisé cette structure pour qu’elle joue son rôle dans le système digestif. C’est là en substance la pensée des tenants du design intelligent. Ils considèrent que la complexité même du réel est une preuve de l’existence de Dieu et font tout pour que ce qu’ils considèrent comme une théorie scientifique alternative soit enseigné dans les écoles.

En bon soldat de la science, je devrais vous dire que ce mouvement est une régression dangereuse qui risque de nous apporter un nouveau Moyen Age durant lequel la science sera subordonnée à la religion. Non seulement je n’en ferais rien, mais en plus plus je vais vous parler de deux avantages de ce mouvement.

Ces prétendus scientifiques nous montrent une différence fondamentale entre science et non science. Les tenants du design bénéficient d’un soutien financier très important grace auquel ils essaient de convaincre le gand public de la valeur scientifique de notre intuition selon laquelle, le hasard ne saurait causer quelque chose d’aussi parfait que ce que nous observons dans la nature. Le problème, c’est que la science ne fonctionne pas comme ça: que le grand public reconnaisse ou non un résultat scientifique n’a aucune valeur autre que sociologique. Ce qui importe, c’est la critique informée des autres scientifiques: de même que le cordonnier de Pline peut critiquer les chaussures du peintre Apelle mais pas le reste du tableau, le comptable peut vérifier les comptes du labo de biologie mais ne peut en aucun cas se proclamer juge de la pertinence de la théorie de l’évolution. Appliquer donc une pseudo démocratie communicationelle à l’évaluation des recherches scientifiques est malhonnête, démagogue et dangereux. Entendons nous bien, je ne suis pas en train de dire que le peuple ne doit pas recevoir de comptes sur la manière dont les scientifiques utilisent ses impôts, je dis juste que la définition du contenu des théories est du ressort exclusif des théoriciens et obéit à des critères de scientificité et non de popularité. La société est libre de financer ou non les recherches des biologistes mais elle ne peut en aucun cas obliger les biologistes à abandonner une théorie pour des raisons extra biologiques.

Second avantage de l’émergence de recherches sur le design intelligent, c’est qu’elles obligent les philosophes des sciences et les biologistes à revenir sur des considérations qui demeurent souvent implicites dans la pratique scientifique. Par exemple, qu’est-ce qu’une théorie scientifique? La théorie de l’évolution est elle vraiment une théorie scientifique ou bien est-elle simplement une hypothèse voire un cadre métaphysique? Étant donné que les créationnistes ne sont souvent pas des crétins (cf. par exemple Michael Behe qui est l’un des plus célèbres « intelligent designers ») mais des mathématiciens, des biologistes ou des philosophes aussi compétents que les autres, ces débats, quoique épuisants, nous permettent d’affiner nos positions et de clarifier pourquoi nous acceptons la théorie de l’évolution et ce qui pourrait nous obliger à l’abandonner. Rendons à César ce qui est à César: ce second argument me vient directement du philosophe Elliott Sober qui l’avait incidemment développé lors d’une conf’ sur la testabilité des théories de l’évolution et de l’intelligent design. Et effectivement, il avait développé un modèle assez technique et élégant sur ce que c’est que pour une idée ou une théorie d’être probable. Mais laissons là ces technicités.

[PS : Ma description du système digestif est totalement fantaisiste et toute ressemblance avec la réalité ne serait que le (regrettable?) fruit de l’ironie du hasard ou du designer intelligent!]

Bachir au Quai Branly

Posted in Uncategorized by hadyba on septembre 13, 2006

Ce post rapide pour annoncer à ceux d’entre vous qui vivez à Paris que le philosophe Souleymane Bachir Diagne donne une conf au Musée du Quai Branly ce jeudi 14 Septembre sur le thème de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (DUDH). Étant donné que le thème communiqué est aussi bateau que l’arche de Noé (on se demande vraiment s’ils ont une cellule comm’ au musée!), je vais vous faire un peu le pitch de la conf, histoire de vous donner envie.

Bachir se propose de réfléchir plus particulièrement sur la notion de reconnaissance. Que signifie pour une culture, une société ou une personne, reconnaître la DUDH? Est-ce un enrichissement de notre stock culturel? Un changement ou la pleine réalisation de l’esprit de toute culture humaine? Peut-on trouver des sociétés, ou des cultures dont l’esprit soit en contradiction avec la DUDH et qui ne sauraient dont la reconnaître sans se renier? Voici ce que j’ai compris de ma lecture du résumé de la conf.

Maintenant pour quelle bonne raison iriez-vous à cette conf?

  1. 1. Parce que Bachir a été mon prof à Dakar et qu’il est maintenant à Chicago? OK c’est grace à lui que je ne me suis pas fourvoyé en fac d’économie et ne suis donc pas devenu riche mais c’est pas terrible comme raison.
  2. 2. Parce que Bachir a été désigné par le Nouvel Obs’ comme l’un des cinquante grands penseurs de notre temps? Ca c’est carrément idiot comme raison je trouve, mais ça peut marcher.
  3. Parce que Bachir est l’un des meilleurs conférenciers qu’il m’ait été donné d’écouter. Il est capable de parler de mécanique quantique devant un parterre d’élèves de terminales et de se faire comprendre sans occulter la complexité du sujet traité. En plus il est vraiment surprenant dans ses analyses, nous faisant voir à chaque fois un angle d’attaque que nous avons tendance à occulter. Ca, c’est une vraie bonne raison, je vais donc arrêter ici ce post.

Politique fiction à l’écossaise

Posted in Uncategorized by hadyba on septembre 8, 2006

Connaissez-vous Niall Ferguson? Je suis sûr que si, mais je vais quand même vous rafraîchir la mémoire. Ferguson est un historien British (pardon Écossais, il préfère!) spécialiste de l’Allemagne du début du XXe siècle et qui s’est rendu célèbre en publiant juste avant l’invasion de l’Irak un livre titré Empire, dans lequel il défendait ce qu’il nomme  »l’impérialisme libéral » de l’empire Britannique du XIXe siècle et soutenait que les USA, qu’elles le veuillent ou non, étaient devenues un empire et devraient donc se comporter comme tel en assumant cette dose d’impérialisme qui, exercée à bon escient, garantit la stabilité du monde. L’on pourrait penser que le désordre actuel en Irak invalide sa théorie mais ce serait ignorer que dès le début de cette guerre Ferguson avait affirmé qu’elle était stupide (OK, pas en ces termes mais je traduis sa pensée) parce que l’histoire de la présence Britannique dans cette zone laissait voir qu’une révolution Chiite était inévitable. Et pour bien enfoncer le clou, il publia un autre livre, Colossus, dans lequel il affirmait que décidément, les States n’avaient pas les tripes de leur mission impériale et ne la rempliraient donc pas correctement.

C’est bon? Tout le monde se souvient de Niall Ferguson? Au fait, pourquoi vous en parlé-je? Parce qu’à l’occasion du cinquième anniversaire des attentats de World Trade Center, le Time Magazine (en kiosque à partir du 11 septembre 2006 mais je suis abonné et le reçois dès le mercredi) a demandé à Ferguson de faire de la politique fiction et de dresser le bilan du monde à partir du 11 septembre 2031.

La thèse de Ferguson est que trente ans après les attaques, cet incident sera devenu presque incompréhensible tellement le monde aura changé. Selon lui, cet état de fait ne sera pas la conséquence d’une hypothétique victoire des States dans la guerre contre le terrorisme mais à la combinaison d’un développement technologique et de l’émergence de nouvelles puissances politiques. Sur le plan technologique d’abord, nous développerons dans cet hypothétique futur des sources d’énergie alternatives qui rendront les USA indépendants du pétrole Moyen Oriental. N’ayant plus d’approvisionnement en pétrole à sécuriser, les américains laisseront les régimes arabes se dépatouiller tous seuls avec leurs extrémistes, pas top pour le peuple arabe qui aura le choix entre des monarchies corrompues et des islamistes mais bon… . Sur le plan géopolitique, l’échec de l’impérialisme américain laissera émerger un certain nombre de puissances comme la Chine, la Russie et l’Iran (qui aura d’ici là développé sa bombe nucléaire et attiré dans son orbite toute la zone chiite du monde musulman.) De l’échec américain à devenir un nouvel empire planétaire, sortira donc ce bienfait inattendu qui est que les USA cesseront d’être l’objet de la détestation universelle pour devenir une puissance comme les autres. En conséquence, rétroactivement, les attaques de 2001 ressembleront, pour les américains nés après l’an 2000, à une aberration incompréhensible.

Brillant morceau de politique fiction non? Personnellement, je trouve ça pertinent, mais je crois que c’est là la version optimiste de notre futur. La clé de l’analyse, c’est le développement de sources d’énergies alternatives; or les compagnies pétrolières feront tout ce qui est en leur pouvoir pour retarder ce que mes amis politistes (merci Abib & Sylvia) appellent la fin de l’ère du pétrole. Du coup, deux scénario me semblent plausibles:

1. L’Iran développe sa bombe nucléaire, la guerre en Irak dure 20 ans avec au final une partition de ce pays et en 2031, il y aura toujours des attentats récurrents dans le monde occidental, des tentatives de renversement des gouvernements arabes inféodés à Washington par des islamistes de plus en plus virulents et une montée en puissance de la Chine.

2. L’Iran ne développe pas sa bombe nucléaire, il y a une guerre entre Israel et l’Iran, la guerre en Irak continue toujours mais en plus, des gouvernements moyen orientaux et turcs s’en mêlent ce qui sème un bordel (pardon, je voulais mettre charivari) monstre qui se terminera de toute manière par une partition de l’Irak mais au bout de trente ans. On aura eu entre temps un ou deux attentats majeurs dans le monde occidental et un ou deux gouvernements ouvertement fascistes en Europe et aux Etats-Unis. Bien évidemment, on construira partout des centrales nucléaires mais cela n’arrêtera en aucun cas la dépendance au pétrole.

Dans mes deux scénario, le salut viendrait, disons vers 2051, de petits pays restés en marge du jeu géopolitique et qui auront été obligés du fait de leur pauvreté de trouver des solutions innovantes comme de nouvelles sources d’énergie qui se répandront de manière quasi virale grace au net. Le web aura en effet définitivement assis le schéma selon lequel les innovations sont d’abord adoptées par les consommateurs avant que l’appareil économique pour les exploiter n’arrive (Kazaa me semble avoir été le premier cas d’un tel modèle économique). Je vais peut-être vous paraître horriblement chauvin et irréaliste mais je pense très subjectivement que certaines démocraties africaines (pour certains c’est là un oxymoron mais ils se trompent: la plupart des pays africains sont d’ores et déjà plus ou moins démocratiques!) pourraient jouer ce rôle. Soyons cyniques un moment: dans les années qui viennent, beaucoup d’africains mourront de faim, de maladie ou d’autre chose, mais tout le monde s’en fout: les dirigeants africains aussi bien que le reste du monde. Du coup, les populations africaines seront obligées de prendre leur destin en main et on verra émerger un capitalisme sauvage urbain et un ensemble d’initiatives locales dans les campagnes qui feront que petit à petit les choses s’amélioreront. Si la situation économique s’améliore, une partie de la diaspora reviendra et certains étudiants bien formés resteront chez eux pour créer leur propres boites plutôt que de devenir gardiens de supermarchés en Europe. Il suffit qu’une de ces boites développe la source d’énergie alternative pour que le Microsoft du XXIIe siècle soit afri
cain! Fort peu probable? Mais de quoi je me mêle enfin? C’est mon raisonnement contrefactuel alors si je veux, mon Microsoft, il est carrément sénégalais!

PS : J’aimerais pas dire mais depuis le début de ce blog, je ne parle que de politique. Alors promis juré, la prochaine fois je parlerais soit de science soit de philo, soit des deux.

Cricket et choc des civilisations :

Posted in Uncategorized by hadyba on septembre 4, 2006

« les lignes de fracture entre civilisations seront les lignes de front de l’avenir. »

Samuel P. Huntington

Depuis qu’un prof de Harvard, Samuel Huntington pour ne pas le nommer, a théorisé cette idée stupide selon laquelle le monde serait divisé en civilisations antagonistes qui se regrouperaient par affinité culturelle et se combattraient les unes les autres, l’idée de « choc des civilisations » est devenue la tarte à la crème de toute analyse journalistique d’un conflit impliquant des personnes ou des nations supposées de culture différentes. Du coup, quand en Août il y a eu ce problème lors d’un match de cricket opposant le Pakistan et l’Angleterre, ça n’a pas raté : certains journalistes ont immédiatement crié au choc des civilisations. En l’occurrence, je pense que cette analyse n’aurait pu être moins appropriée puisqu’il s’agissait d’un choc intra culturel, mais rapportons d’abord les faits avant d’extrapoler.

Je ne suis pas sûr d’avoir tout saisi mais après enquête minutieuse, voici ce que j’ai compris.

-Acte 1. L’arbitre Australien du match Mr Darrell Hair sanctionne l’équipe de Pakistan accusant son capitaine Inzamam ul Haq de  »tripotage de ballon »! (Certaines sources disent carrément qu’il aurait mordu le ballon mais je pense qu’écrire  »morsure de ballon » c’est un peu violent pour nous autres francophones.) Apparemment ce serait là une forme de tricherie propre au cricket mais je suis un francophone et j’avoue que ça me dépasse un peu.

-Acte 2. L’équipe pakistanaise, se sentant insultée, quitte le terrain et accuse l’arbitre de racisme et d’anti-islamisme pour faire bonne mesure.

-Acte 3. Des pakistanais barbus défilent dans les rues d’Islamabad en brûlant des portraits de Darrell Hair tandis que des analystes à Paris, Londres Islamabad… étalent leur in-culture en parlant de choc des civilisations.

C’est vrai que s’il y a un pays avec lequel on aimerait avoir un choc des civilisations; c’est bien le Pakistan. C’est simple: je ne connais personne qui aime le Pakistan. Déjà quand j’étais gosse, de toutes les variétés de riz qui nous étaient proposées, c’était immanquablement celle importée du Pakistan qui était la pire. De nos jours, avec le jeu trouble des pakistanais dans la lutte contre le terrorisme, ils sont encore moins sympas que quand nous n’avions que leur agriculture pour nous faire une idée de leurs défauts. En plus, les images récurrentes que nous avons du Pakistan sont celles de ces immenses madrassas où des vieux barbus enseignent le coran à des enfants et sont fiers de tenir des discours radicaux à la face de la caméra et de proclamer leur allégeance à Oussama Ben Laden.

N’empêche que, non seulement je crois qu’il est un peu exagéré de parler de choc des civilisations dans ce cas mais en plus, je pense que voir des barbus hurlant pour un match de cricket illustre parfaitement l’ineptie de l’analyse de Huntington. Je m’explique: j’ai dit à une ou deux reprises dans ce qui précède que je ne comprenais rien au cricket parce que j’étais un francophone. Cette réalité me semble-t-il traduit toute la complexité de notre monde. Mon incompréhension de francophone me rapproche d’un français et éloigne ce dernier de son allié soit-disant naturel anglais dans la guerre des civilisations de Huntington. A l’inverse, l’anglais, l’indien, l’afghan et le pakistanais communient ensembles dans leur adoration des règles incompréhensibles pour nous du cricket. Il en est ainsi parce que le cricket comme beaucoup de jeux dépasse de loin sa dimension ludique et véhicule un ensemble de valeurs caractéristiques d’une certaine vision du monde (à noter en anglais:  »not cricket » signifie :  »pas fair-play »,  »déloyal »). Pour comprendre l’ampleur la réaction au Pakistan, il faut connaître ces valeurs propres à la gentry anglaise et attachées à ce sport. La réaction excessive de l’équipe du Pakistan s’inscrit certes dans une actualité post 11 Septembre où les musulmans sont devenus hyper susceptibles et font des procès d’intention à la moindre critique. D’où la précipitation des journalistes à crier au choc des civilisation lors même que c’est un conflit intra-civilisationnel. En effet, tous ces manifestants pakistanais défendent non pas le caractère islamique ou oriental de leur pays mais le caractère authentiquement British de leur équipe. En manifestant si violemment, il montrent sans le vouloir et sans même y penser leur appartenance à un commonwealth culturel qui nous est étranger à nous autres francophones d’Afrique, d’Europe ou d’Amérique. Parler alors de choc des civilisations, c’est simplement faire un hors sujet parce qu’accuser Mr Haqq d’avoir mordu la balle, c’est l’accuser de violer la noblesse authentiquement British de ce sport. Really shocking n’est-il pas? Oui, mais uniquement pour un Gentleman à la mode British, ce qu’il est of course.

PS: A ce propos, Arjun Appadurai a écrit il y a quelques années une étude anthropologique sur l’indianisation de ce sport, étude qui montre justement la complexité des processus de globalisation culturelle qui échappent largement aux catégorisations du genre Occident/Orient, Nord/Sud and so on.

Roth, Lindbergh & les journaux intimes

Posted in Uncategorized by hadyba on septembre 2, 2006

Je viens juste de finir relire The plot against America de Philip Roth. C’est vraiment un très bon livre. Roth y explore un autre monde possible: celui dans lequel Lindbergh aurait gagné les élections contre Roosevelt et transformé les USA en un état fasciste allié des nazis mettant en oeuvre une politique antisémite. Le héros du livre est un jeune juif de sept ans à travers les yeux duquel nous voyons la peur s’insinuer dans le quotidien de sa famille, l’Amérique changer graduellement, passant d’un melting pot démocratique dont les habitants juifs, jouissent sans même s’en rendre compte d’un sentiment de sécurité [malgré la dose d’antisémitisme soft qui était de rigueur partout à cette époque là] à un régime fascisant et ouvertement discriminatoire envers les juifs. Tout cela se fait de manière subtile et sans avoir l’air d’y toucher. Me fascine toujours la manière dont une population dotée a priori d’une solide culture démocratique se laisse embrigader par des discours du genre  »la loi et l’ordre ». ( »Vous savez ma chère, on diabolise toujours ce cher M. Hitler mais au moins chez eux c’est tellement ordonné! Pas comme dans nos démocraties où tout le monde fait ce qu’il veut réclame des droits et refuse de travailler. Au fait voulez-vous un autre verre? ») Roth communique admirablement la vision d’une majorité de la population qui ne se préoccupe que de son propre confort sans souci du coût (moral entre autres) de cette sécurité. Et j’espère que les lecteurs du livre s’interrogeront sur leur propre situation. Mais en fait ce post n’est pas vraiment sur Roth.

Le livre, ai-je dit, est une sorte de raisonnement contrefactuel sur ce qui se serait passé si Lindie avait était élu président. Or il se trouve que quand j’étais au lycée j’avais lu le journal de Lindbergh (un énorme pavé dont je ne suis plus sûr que je l’avais réellement terminé). Je l’avais adoré. Certes, je n’étais déjà pas d’accord avec le fait qu’il ait initié le mouvement America First pour que l’Amérique se tienne à l’écart de la seconde guerre mondiale mais globalement je l’avais trouvé admirable et pensais sincèrement que l’interdiction qui lui avait été faite de combattre après le déclenchement des hostilités relevait de la persécution plus que d’autre chose. Quant à la lettre de Anne Morrow Lindbergh son épouse publiée à la mort de Saint Exupéry, elle est simplement sublime (d’après le souvenir que j’en garde mais là, je vais essayer de la relire pour voir.) Dans la version publiée de son Journal, Lindbergh n’est absolument pas antisémite et, ne connaissant pas vraiment le contexte, j’étais d’autant plus admiratif qu’à un officier qui accusait les soldats japonais de crime de guerre, il avait osé opposer des crimes commis par des soldats américains. Que de grandeur d’âme dans la victoire! Le problème c’est que dans l’appendice à son roman, Roth montre que le couple Lindbergh était violemment antisémite et antidémocratique (Anne Lindbergh par exemple critique  »cette vision strictement puritaine, en Amérique, selon laquelle la dictature serait nécessairement mauvaise (…) » tandis que son aviateur de mari dit de Hitler que  »c’est sans aucun doute un grand homme, et je crois [qu’il] a fait beaucoup pour le peuple allemand. ») Derrière le mouvement America First donc, il y avait bien plus que le traditionnel protectionnisme US. Roth montre par ailleurs que le journal de Lindbergh avait été expurgé avant publication. C’est ce dernier point qui m’énerve le plus en fait. En principe, je ne lis pas vraiment les journaux intimes des gens et je n’en tiens pas (OK, j’écris un blog mais ce n’est en aucun cas un journal intime tout au plus un journal de certaines de mes réflexions qui ne peuvent devenir des papiers de philo ni des romans!) mais si quelqu’un publie un truc énorme et qu’il l’appelle Journal, pas Mémoires ni Roman et si en plus je prends la peine de le lire, j’estime être en droit de jouir de toute sa sincérité et d’une version non expurgée! Je suis peut être naïf mais tout le temps que je lisais le livre de Roth, je me disais que c’était certes un excellent roman mais qu’il avait créé son propre Lindbergh qui n’était pas vraiment celui que j’ai connu, pardon lu. Après avoir lu l’appendice du livre, je veux juste crier à Linbergh : «Lindie, t’es vraiment qu’un sale tricheur!» Et à vous mes chers lecteurs: «méfiez-vous des menteurs qui publient leur soi-disant journal!»

Au fait, je suis sûr que vous êtes impatients de savoir comment se termine la guerre dans le monde alternatif de Roth: les nazis vont-ils gagner et établir un Reich millénaire avec Washington comme capitale ou l’Angleterre va-t-elle résister? Et bien je ne vous le dirais pas: le livre a été traduit en français il y a quelque temps déjà et je pense qu’il vaut mieux que vous le lisiez vous-mêmes.

Au Chômage!!!

Posted in Uncategorized by hadyba on septembre 2, 2006

Après deux ans de bons et loyaux services (en tout cas je l’espère et mon boss direct m’assure que c’est le cas) mon contrat dans la boite où je bossais vient de s’achever. Du coup, je suis en train de rechercher du travail depuis mi-juillet. J’avoue que c’est assez épuisant. J’envoie chaque semaine des candidatures et dans le meilleur des cas, j’ai une réponse qui me dit que malheureusement, mon profil ne correspond pas au poste. Étant de nature assez modeste (non, très modeste en fait.), je veux bien croire que je ne suis pas l’employé dont rêvent tous les employeurs de France et de Navarre, mais je prends très mal que l’on m’accuse d’être assez stupide pour postuler à des emplois qui seraient si éloignés de mon profil que je ne mériterait ni un entretien pour vérifier ce qui se trouve sur mon cv, ni même une réponse!

Pour l’instant, ma boite préférée parmi toutes celles où j’ai postulé est celle qui m’a enfin répondu au bout de trois semaines en s’excusant d’un tel retard mais en m’assurant que la place était déjà prise. Que de sérieux! Que d’efficacité! Trois semaines pour lire et traiter un curriculum vitae d’une page! Impressionnant, n’est-ce pas? OK mais si la place est vraiment pourvue, pourquoi font-ils de nouveau de la pub sur le même site internet, pour le même poste? Mais en même temps, ce n’est pas vraiment étonnant, s’il leur faut si longtemps pour lire un cv, il doit leur falloir encore plus de temps pour se rendre compte qu’ils ont déjà pris quelqu’un et qu’il faudrait peut-être annuler la commande passée au site. Comme vous le voyez, je suis adepte de l’explication la plus bienveillante; pas comme ces paranos de la Sorbonne qui auraient tout de suite crié à la discrimination raciale!

Sinon, si vous connaissez quelqu’un qui a besoin d’un chargé de projet multimédia, d’un éditeur, d’un correcteur voire d’un bibliothécaire (ça c’est un boulot que j’adorerais refaire!) et qui ne s’intéresse qu’aux compétences, dites-lui donc de me contacter. Comme le montre la tenue de ce blog, je sais écrire. Et en plus, j’ai deux masters, connais quelques langages informatiques comme Javascript ou html (sans cependant être un programmeur de choc) et parle correctement anglais. OK, je suis noir mais ça je vous jure que je l’ai pas fait exprès.