Hady Ba's weblog

Science & fric

Posted in Blogroll, Recherche by hadyba on mai 16, 2009

Intéressante réflexion en passant d’un mathématicien sur le risque que fait courir à sa discipline la cherté de certains logiciels.

Juste pour vous donner l’eau à la bouche:

Tous les programmes que j’ai cités ci-dessus ont la vertu d’être des logiciels libres. Malheureusement ce n’est pas du tout le cas de celui qui fait aujourd’hui référence en matière de calculs informatiques en algèbre et géométrie algébrique (et qui, même si Sage fait des progrès très rapides et très spectaculaires, domine tous les autres à peu près autant qu’un moine Shaolin m’éclaterait en combat singulier)

Le reste…

3 Réponses

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  1. knd said, on mai 16, 2009 at 7:12

    La question que soulève David Madore est intéressante, mais le problème ne me semble pas tant être du côté de l’Université de Sydney (même si on peut désapprouver leur attitude par ailleurs) mais de la communauté des mathématiciens. Ne serait-ce pas à eux en tant qu’institution garante du progrès scientifique de ne considérer comme recevables que des résultats produits avec des logiciels dont le code source est public (du moins pour ceux dont la validité en dépend de façon critique : on imagine mal comment on pourrait refuser toute recherche faisant appel au système d’exploitation de microsoft, pour ne citer que celui-là).

  2. hadyba said, on mai 16, 2009 at 7:25

    Hello knd:

    Je pensais t’appeler après avoir reçu ton abstract puis je me suis rendu compte que j’avais pas ton numéro. Congrats à toi et à ANd. Juste une réserve cependant: J’ai éclaté de rire en lisant:

    « Both authors equally contributed and still contribute to this work in progress »

    Ce n’est pas pour te vexer mais je ne crois pas que tu aies « equally contributed »… mais je suis confiant que tu te rattraperas!

    Sur ton commentaire: à vrai dire je ne vois pas comment la communauté des mathématiciens pourrait refuser un théorème. Une fois qu’il est publié, c’est un peu comme d’entendre une phrase d’une langue que tu connais; tu ne peux pas refuser de la comprendre. Il me semble que quand le théorème des quatre couleurs (ou un autre mais je crois que c’est celui-là) avait été démontré à grands coups de calcul par ordinateur, ça avait choqué certains mais c’est typiquement le genre de choses qui peuvent consterner certains mais que l’on ne peut arrêter.

  3. knd said, on mai 19, 2009 at 10:43

    Merci pour tes félicitations.

    A mon avis, la communauté mathématique peut tout à fait refuser un théorème si la preuve n’est pas déontologique. C’est le cas en biologie où les résultats obtenus dans des conditions qui ne respectent pas un cadre éthique — on pense à l’étude de Tuskegee sr la syphilis ou aux expérimentations en Allemagne nazie ou japonaises en Mandchourie (l’Unité 731). Quels qu’en soient les résultats, on peut penser que de telles expérimentations se verraient refuser publication ou du moins, y aurait-il rétractation, une fois le mode opératoire révélé. Par conséquent de tels travaux non-publiés donc « non-citables » sont, de facto, exclus des connaissances admises dans le domaine.

    Plus généralement c’est le problème de la légitimité des modes de preuve : le problème se pose en des termes quasi similaires jusque dans les tribunaux, non ?


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