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Édifiant

Posted in Economie, Politique by hadyba on avril 27, 2011

Au détour de ce profile du New York Magazine sur Krugman, cette précision édifiante qui montre à quel point il est idiot que la classe moyenne vote à droite.

It was Krugman’s Princeton colleague Larry Bartels who made the critical connection, in research Krugman devoured and still cites. Perhaps the most important influence on income inequality, Bartels argued, was something economists had not ­emphasized: whether a Democrat or a Republican was in the White House. Since World War II, Bartels found, wealthy families in the 95th percentile in income had seen identical income growth under both parties. But for families in the 20th percentile, the difference was astonishing: Under Democratic presidents, their income grew at six times the rate it did under Republican ones. There was, for Krugman, a kind of radicalization implied in this.

Je n’ai pas les chiffres pour la France mais je suis sûr qu’ils seraient comparables. Par exemple, le gouvernement français actuel a mené toutes sortes de politiques favorables aux plus fortunés. En revanche, les prélèvements tombant sur les classes moyennes ainsi que les prix des denrées de premières nécessité n’ont pas baissé et ont même souvent augmenté. Et les salaires ont évidemment stagné. N’empêche que comparé au reste du monde, la France est un petit paradis; la preuve:

He thinks for another minute. It might not have been Utopia, he says, but it could have been France. But now these possibilities seem further away than ever.

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3 Réponses

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  1. Alain said, on avril 27, 2011 at 4:13

    Hi !

    Ce sont des pays de traditions différentes concernant l’inégalité. La mentalité EU est assez indifférente à l’inégalité, la situation de chacun est considérée comme liée aux efforts la personne même, pas consécutif à une injustice de fond comme en France. La réalité est autre mais c’est l’état de l’idéologie US commune.

    En France l’évolution des déciles est parallèle, même plutôt favorable au 10% (si on raisonne en %), on voit ici http://www.ofce.sciences-po.fr/pdf/ebook/ebook121.pdf une compilation de données INSEE, (ramenés en € 2005) , entre 1960 & 2004 le salaire 10% a été X 2.8 et le 90% a été X 2.1 (il n’y a pas le 95%). On voit l’effet d’un salaire minimum imposé. Le décile 10% est ~ le salaire minimm (1000€ net / mois en 2004).

    Différence gauche / droite : sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Salaire_minimum_interprofessionnel_de_croissance on a une évolution du SMIC, la colonne « différence évolution-inflation » montre que le gain est souvent positif durant un gvt de droite.

  2. hadyba said, on avril 27, 2011 at 6:00

    Merci pour ces stats Alain.
    En fait, je ne pensais pas du tout à l’évolution du SMIC qui est censé être un revenu de pauvre mais à l’évolution du revenu des classes moyennes. Mon hypothèse est que si on compare l’évolution des revenus des 10% les plus riches avec celui des revenus des autres, on devrait trouver un aplatissement massif dans les classes moyennes et une évolution plus rapide du patrimoine/des revenus du top 10%.

    Cet article semble montrer que la situation est moins grave que je ne le crois même s’il affirme 1) que les revenus des classes moyennes ont augmenté moins fortement que ceux des classes supérieures et 2) que les dépenses contraintes (logement, transport etc…) en augmentation grèvent le budget des classes moyennes.

    Je suis d’accord avec vous que les traditions US/France sont totalement différentes. Mon impression est cependant que tout le travail du président de la République actuel visait à démanteler le modèle social français dont la colonne dorsale est une fonction publique importante et une imposition raisonnable des hauts revenus.

  3. M.H. said, on avril 27, 2011 at 12:31

    Les keynésiens considèrent que l’inflation fait baisser le chômage. Évidemment, en partant de fausses prémisses, on en arrive à corriger une erreur par une autre erreur. C’est prendre la raison par son mauvais bout. La création monétaire excessive crée des bulles.
    D’après Philippon et Reshef, ces bulles contribuent à 15-20% des hausses d’inégalités aux USA. Et oui. Les inégalités tendent à se concentrer dans la finance. C’est simple. L’inflation, et les bulles qui l’accompagnent, conduit à une croissance de l’industrie financière, particulièrement dans les branches nécessitant des compétences très aiguisées (pour créer des modèles et structures complexes, cf subprimes). Cette demande de main d’œuvres qualifiées distord les salaires relatifs au détriment donc de la main d’œuvre moins qualifiée.
    Les prix augmentent plus vite que les salaires. On demande des indexations. Mais oui.
    Et pendant ce temps, à la Fed, les souris dansent.


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