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Phersv sur Dummett

Posted in Blogroll, Philosophie by hadyba on décembre 30, 2011

Je tuerais père et mère* pour avoir le talent qu’a Phersv de résumer en un post la pensée d’un auteur sans rien laisser de coté ni être verbeux. Si j’avais essayé de restituer la pensée de Dummett, j’aurais écrit une quinzaine de pages et ç’aurait été moins bon que ce qu’il a fait. Courrez-y.

*Pas les miens cependant

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Sir Michael Dummett

Posted in Philosophie by hadyba on décembre 29, 2011

Photo Pyke

Michael Dummett vient de mourir.

On dit souvent que les philosophes analytiques ne se préoccupent pas vraiment de la vie de la Cité se contentant de technicités oiseuses. En tant qu’exégète de Frege et philosophe du langage, Dummett était tout ce qu’il y a de plus analytique comme philosophe mais en même temps il s’est toujours intéressé aux problèmes de son époque retardant la publication de son premier livre de plusieurs années parce qu’il trouvait plus urgent de s’occuper du racisme en Grande Bretagne que de choses abstraites:

His first major publication, Frege: Philosophy of Language (1973), appeared when he was at the comparatively ripe age of 48. One reason why it had not appeared earlier was that he had made a conscious decision to pursue what he conceived as his duty to oppose the racism that had become manifest in Britain. He completed the book when he reluctantly concluded that he no longer had any significant contribution to make to the fight and felt justified in returning to « more abstract matters of much less importance to anyone’s happiness or future ». He commented in the book’s preface on the deep shock of having discovered, some years previously, that Frege himself, whom he had always revered « as an absolutely rational man », was a virulent racist. « From [this discovery], » he wrote, « I learned something about human beings which I should be sorry not to know; perhaps something about Europe, also. »

Source

En plus de ses travaux en philosophie, il a écrit sur des sujets aussi divers que le tarot, l’immigration, les systèmes de vote ou le catholicisme. Une des choses que j’aime chez lui, c’est que quand il écrivait dans des domaines extra-philosophiques, il ne se prévalait pas (comme peuvent le faire certains philosophes français) de sa qualité de philosophe. C’est en tant que citoyen conscient de ses devoirs qu’il le faisait, pas en tant qu’oracle détenant la vérité. J’avais beaucoup d’admiration pour lui, non seulement pour ses travaux en philo mais également pour l’exigence éthique qu’il avait de ne pas s’enfermer dans sa tour d’ivoire.

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