Hady Ba's weblog

Épistémologie de l’impunité policière

Posted in Philosophie, Politique by hadyba on juin 6, 2020

[Crédit: Hugo Aymar pour L’Humanité]


Que savons-nous ? Clairement, nous savons que Bill Gates est un milliardaire ou que je suis enseignant en philosophie à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar. Nous savons bien sûr beaucoup, beaucoup d’autres choses. Notre stock de connaissance est potentiellement infini. Ces connaissances sont plus ou moins réfragrables bien sûr mais il me semble que les deux connaissances que j’ai données sont plutôt assurées et non controversées. Le sont-elles ? Vraiment ?

La fortune de Bill Gates est-elle assurée ? N’y a-t-il aucune possibilité qu’elle soit surévaluée ? N’est-il pas possible que Bill Gates ne soit qu’un prête-nom et que le véritable propriétaire de Microsoft ne soit la CIA ?

Il arrive effectivement que des entreprises trichent sur leur santé financière. Il est improbable que ce soit le cas de Microsoft mais ce n’est certainement pas impossible. Supposons qu’un psychopathe mette un pistolet sur la tempe de votre enfant et vous demande si vous voulez parier sa vie sur la santé financière de Microsoft, le ferez vous ? Si Microsoft est en bonne santé, on vous donne 10% de la boite, sinon, on tire. Si vous savez, au delà de tout doute que les comptes de Microsoft sont honnêtes, il serait irrationnel de ne pas parier dessus la vie de votre enfant mais le ferez-vous ? Probablement pas. Donc vous admettez qu’il y a une petite possibilité que Bill Gates soit, en fait, ruiné.

Quant au scenario selon lequel Microsoft appartiendrait effectivement à la CIA et non à Bill Gates, quand on y réfléchit un peu, c’est encore moins déraisonnable. On sait bien que la CIA achète et crée des entreprises. Le monde entier a un produit microsoft dans son ordinateur. Ça veut dire que Microsoft a potentiellement accès aux informations stockés dans les ordinateurs du monde entier. Qu’est-ce qui est plus probable : qu’une puissance impériale comme les USA crée une telle entreprise pour contrôler le monde ou bien que quelques jeunes de Harvard aient pensé tout seul un système aussi sophistiqué et l’aient implémenté ?

Si vous prenez au séreux les arguments précédents, il vous devient impossible de dire que vous savez que Bill Gates est riche.

Je peux également construire un scenario qui mine ma confiance dans le fait que je suis enseignant à l’UCAD. Après tout, si j’étais un délirant interné dans un service psychiatrique et s’imaginant vivre la belle vie de professeur, j’aurais également l’impression de savoir que je suis enseignant à l’UCAD.

David Lewis a un article titré « Insaisissable connaissance » (pdf) dans lequel il soutient que la connaissance n’est possible que quand nous ignorons les alternatives que nous pouvons légitimement ignorer. Ces alternatives ne peuvent pas être réfutées : elles doivent être ignorées. Dès l’instant où je discute ces alternatives là, ma connaissance, parfaitement légitime jusque là, m’échappe. Par exemple, si vous soutenez que je ne suis pas enseignant à l’université mais un délirant enfermé dans sa cabine à Fann, dès que je m’amuse à discuter cette possibilité, je mine mon savoir selon lequel je suis ce que je prétends être. C’est la force du scepticisme.

J’ai repensé à Elusive knowledge lors d’une discussion concernant les violences policières en France et notamment le cas Adama Traoré. La famille Traoré fait pression pour obtenir justice suite au décès d’un des fils aux mains de la police. En ce qui me concerne, une personne qui meurt lors d’une interpellation policière, que ce soit en France, aux États Unis ou au Sénégal est mort victime de violence policière. C’est aux policiers de veiller à ce que quiconque est entre leurs mains en ressorte vivant et en bonne santé. S’il meurt, je considère, jusqu’à preuve du contraire que les policiers l’ont tué. La charge de la preuve leur incombe. Si j’ai cette position par défaut partout au monde, je l’ai encore plus quand un noir meurt aux mains de la police d’un pays où existe un racisme systémique comme la France. Le cas Traoré me paraissait donc clair. Bien évidemment, entre les principes et les situations concrètes il y a tout un monde. En l’occurrence, on m’a signalé qu’il y avait eu, dans cette histoire pas moins de 6 autopsies dont certaines avaient conclu à une non responsabilité de la police et d’autres à sa responsabilité. On s’attendrait à ce que les autopsies commandées par les autorités aillent dans un sens et celles commandées par la famille dans l’autre. Apparemment il n’en est rien.

Le doute devrait donc bénéficier aux policiers et mon « principe » n’est rien d’autre qu’un préjugé anti-policier. Je n’en suis cependant pas si sûr. Je ne crois pas que les médecins qui vont dans un sens ou dans un autre soient malhonnêtes. Ce qui est critique ici, c’est l’attitude avec laquelle on aborde les autopsies. Toute connaissance, nous a montré Lewis, est dépendante de l’ignorance d’explications alternatives jugées non pertinentes. Dès l’instant où on fait entrer ces alternatives là dans le contexte conscient de production de la connaissance, on crée de l’ignorance. Pour juger des bavures policières, il y a deux manière de faire : soit on regarde statistiquement, soit on regarde les cas individuels. Statistiquement, il est indéniable que certaines populations (déshéritées, racisées, etc.) sont victimes, à leur détriment, d’un traitement différencié de la part de la police.

Quid des cas individuels maintenant ? On se rend compte que pour chaque cas individuel, il y a toujours une bonne raison d’acquitter les policiers. Ce qui serait intéressant maintenant, c’est de se demander ce qui se passe quand les policiers s’attaquent à des personnes qui n’appartiennent pas aux populations stigmatisées. Mon hypothèse est que les policiers sont plus souvent punies pour la raison suivante : dans un cas, tout l’arsenal juridique va être mobilisé pour poser des questions oiseuses. De l’enquête policière à l’autopsie en passant par le procès on va mettre en évidence des explications alternatives qui auraient normalement été ignorées. Dans l’autre, les alternatives non pertinentes ne sont jamais évoquées. C’est exactement ce qui se passe quand on mène une enquête pour viol en société patriarcale. On va poser des questions sur la victime, son mode de vie, son habillement, son éventuel consentement inconscient, ce que le violeur a perçu, etc.… Au terme du processus, il devient difficile a jury de se faire un avis et le violeur est quasiment toujours condamné à une peine légère, quand toutefois il l’est. A contrario, quand c’est un délit réprouvé par la société comme le vol, la justice est plus expéditive. Elle constate les faits, ne se pose pas trop de questions et « applique » la loi.

Les violences policières sont investiguées comme le viol. Le système judiciaire se perd dans les affres de l’épistémologie et en ressort avec un doute philosophique qui profite aux policiers. C’est un processus certes inconscient mais systémique de production d’ignorance et d’injustice. D’ailleurs les policiers ne s’y trompent pas. Ils savent très bien qui maltraiter et qui ne pas mal traiter. Les citoyens le savent également. En France ou aux États Unis, mes collègues blancs peuvent engueuler un policier ou lui tenir tête. Je ne me permettrais jamais d’y prolonger la discussion avec un policier. Je peux me plaindre après à ses supérieurs mais sur le moment, je ne vais pas m’aventurer à risquer mon intégrité physique. Quand je suis au Sénégal, je peux me permettre d’engueuler un policier qui se conduit mal contre moi. Je sais très bien que je ne risque pas grand chose et que s’il s’aventurait à commettre une bavure il en paierait le prix.

Revenons maintenant aux manifestations pour que la famille Traoré obtienne justice. Dans l’absolu, dans un monde idéal, on pourrait dire que c’est une pression intolérable exercée sur la justice. Dans le monde réel, c’est indispensable pour que la justice française cesse de faire de l’épistémologie. Rendre justice n’est pas une opération mécanique qui se fait in abstracto. C’est un processus social complexe qui dépend d’un certain nombre de facteurs conscients et/ou inconscients.

Suis-je en train de dire que dans le cas où un policier est impliqué, nous devons cesser d’accorder une présomption d’innocence à ce policier et que donc il faudrait être injuste envers le policier ? Non, ce que je dis, c’est que nous devons appliquer les mêmes standards de preuve à tous les crimes et délits similaires. Le fonctionnement normal de la justice ne relève pas de l’épistémologie. Quand la justice se perd dans des discussions philosophiques, ça veut dire qu’elle sort de son rôle pour, non pas chercher la vérité, mais produire activement l’ignorance qui lui permettra de décider dans la direction qui lui agrée. Les manifestations sont donc une manière pour les acteurs de rétablir l’équilibre. C’est Althusser qui disait que la justice était, au même titre que la police, un des appareils répressifs de l’État. Il est donc compréhensible qu’elle ait tendance à protéger les autres démembrements de l’État. Cela est d’autant plus compréhensible que les cas soumis à l’appréciation de la justice sont rarement clairs. Il y a souvent un certain niveau d’indécidable que le juge ou le jury doit trancher. C’est a posteriori que se reconstruit l’argumentation imparable ayant mené ou verdict. Sur ce point, le philosophe Roy Soerensen a un papier intéressant où il dit que nécessairement, dans certains cas, le juge ment (pdf).


 

Outrecuidance policière

Posted in France by hadyba on avril 27, 2012

D’abord les faits tels que rapportés dans la presse:

Quatre policiers sont partis à la recherche de l’homme en fuite, trois à pied, un en voiture. Ce dernier a dit s’être retrouvé en face du fuyard, qui « l’aurait alors visé en tendant son bras armé vers lui ». Le policier a tiré à quatre reprises, tuant l’homme âgé de 28 ans.

BALLE DANS LE DOS

Mais l’autopsie et un témoignage ont mis à mal la version de la légitime défense.« Les conclusions de l’autopsie établissent que [la victime] a été mortellement touchée par une balle entrée à l’horizontale dans son dos », écrit le parquet.

Par ailleurs, un témoin qui était en voiture a relaté « avoir assisté à une scène de course-poursuite (…) au cours de laquelle un homme faisait feu en direction d’un fuyard », a rapporté le parquet. Et si l’homme en fuite était armé d’un revolver approvisionné, il n’en a pas fait usage. La grenade qu’il a lancée « s’est révélée a posteriori inoffensive », indique le parquet.

Je suppose que si vous êtes vraiment pondéré, vous vous dites que la moindre des choses pour une justice indépendante dans un état de droit est de mener l’enquête. Le flic impliqué a donc été gardé à vue comme on aurait pu s’y attendre et une information judiciaire ouverte.

Vous vous dites que c’est vraiment là le minimum qu’un juge pouvait faire? Si vous croyez ça, vous n’avez absolument rien compris à l’outrecuidance d’une police française habituée à se faire cajoler par les politiques et prompte à la violation des droits des citoyens! Les flics sont choqués, mais alors là absolument choqués que leur collègue perde son salaire à cause de l’activisme d’un juge qui semble penser qu’ils n’ont pas le droit d’abattre un délinquant. Ils ont manifesté non pas une fois, mais deux fois. D’abord à Bobigny puis sur les Champs Élysées.

Et vous savez le plus consternant dans toute cette histoire? C’est que d’une part la presse souligne bien que l’homme qui a été tué et un délinquant multirécidiviste et que d’autre part aucun des candidats à la Présidence de le République Française n’a eu le courage de dire que les flics avaient clairement pété les plombs. Et je devrais être rassuré qu’une corporation qui méprise de manière aussi flagrante la loi assure ma sécurité!

Tagged with:

Présomption de légitime défense

Posted in France by hadyba on décembre 1, 2011

Mme Le  Pen veut instaurer une « présomption de légitime défense » à chaque fois que les flics français estimeront nécessaire de tuer un être humain.

Personnellement, à la lecture de ce rapport de l’antenne française d’amnesty  (et de tous les rapports indépendants qui l’ont précédé) j’aurais plutôt tendance à garder ma vision de la police française comme une milice raciste, extrêmement brutale et peu respectueuse des lois de la République. Je suis donc heureux qu’il y ait une magistrature plus ou moins indépendante et soupçonneuse pour m’en protéger.

Oui, je sais, il y a également en France de bons flics qui respectent la loi, ne commettent pas de bavures, ne contrôlent pas au faciès,  ne participent pas à des partouzes avec des prostituées et un aspirant président de la République et ne sont pas liés au grand banditisme… enfin, j’espère qu’il y en a…

Tagged with: , ,

Inefficaces et immoraux

Posted in France by hadyba on novembre 20, 2011

Sur Médiapart, un article sur une expérience espagnole consistant à demander aux flics de justifier leurs contrôles et qui a fait chuter les contrôles au faciès:

Pour l’OSJI, ce profilage ethnique est non seulement choquant mais inefficace, voire contre-productif.

«On prétend souvent que le ciblage disproportionné des minorités ou des groupes immigrés est justifié par des degrés différents d’implication dans des activités criminelles, explique le rapport de l’OSJIMais les données montrent que, à Fuenlabrada, les minorités sont nettement moins susceptibles d’être surprises en infraction à la loi que la population espagnole et que, par conséquent, il n’est pas productif de (les) contrôler et de (les) fouiller davantage.»

En effet sur les six mois de la phase test, 17% des contrôles effectués sur des Espagnols ont permis de révéler de possibles infractions, mais cela n’a été le cas que pour 7% des contrôles sur des Marocains, 4% pour les Roumains, et 2% pour les Nigériens…

De plus, note l’OSJI, le profilage ethnique «ruine la confiance en la police des communautés, et réduit d’autant leur désir de coopérer dans le cadre des enquêtes criminelles, anti-terroristes, ou (…) pour endiguer la délinquance dans leurs quartiers».

Source

Mais bon, le contrôle au faciès étant une coutume française, l’immigré que je suis serait mal venu de s’en plaindre. Guéant m’a dit l’autre jour encore qu’il me fallait me conformer aux coutumes indigènes si je voulais vivre dans ce beau pays.

Tagged with: , ,

Je ne suis pas fier

Posted in France by hadyba on septembre 10, 2011

Sur Médiapart (mais vous devez être abonné pour pouvoir le lire) un dialogue entre un Commandant de la Police Nationale et deux de ses subordonnés :

Son supérieur approuve : « Il y a une logique des IRAS. Ça pousse les effectifs de police à faire n’importe quoi. J’en suis le premier conscient. Je ne suis pas fier quand je vois qu’on ramène ici (au commissariat – NDLR) des gens avec un cutter et quand on gratte un peu, bah, en fait, c’est un ouvrier qui rentre de son chantier et qu’il a gardé le cutter dans le bleu du pantalon. Je ne suis pas fier de ça. »

Il poursuit : « Je ne suis pas fier non plus quand on va ramasser des IRAS, des ILE (« infractions à la législation sur les étrangers », des sans-papiers, en somme – NDLR) à la pelle à la gare, pourquoi ? Alors, certes, ils sont en séjour irrégulier ces gens-là. Mais c’est pas eux qui emmerdent le monde ! C’est pas eux qui causent des troubles à l’ordre public ! C’est des gens qui vont sur un chantier ou qui reviennent d’un chantier ! Ils bossent ! Ils bossent pour faire vivre leur famille ! Et nous, on va les faire chier ! On les emmène ici, on les fout en garde à vue et, avec un peu de malchance, pour eux, on les emmène au CRA (centre de rétention administrative – NDLR) et ils sont expulsés. Je ne suis pas fier. »

« Et pendant qu’on fait ça, continue le chef policier, effectivement, pendant qu’on arrête les ILE et les ports d’armes à dix balles, on ne fait pas autre chose. Et on n’occupe pas la voie publique pour lutter plus efficacement contre les cambriolages. Et Dieu sait si ça a augmenté en 2011, ici, les vols de véhicules, les dégradations et tout ça. »

(…)

Petit à petit, la conversation s’effrite. Le commandant donne un conseil à son subordonné. Les motifs d’espoir sont maigres : «Je peux comprendre qu’à un moment donné, vous en ayez marre, c’est clair. Hein, moi, je vous garantis, je fais des efforts pour ne pas désespérer ici. Et je me tais (…) Hop, je me tais et je prends ma voiture, je vais en forêt, je gueule un coup en forêt et je reviens (…) Il est clair que la sécurité publique ne changera pas, la politique qu’on nous fait appliquer, elle ne changera pas.»

Je me demande si c’est légal de mettre sur mon blog des extraits aussi longs d’un de leurs articles. Sérieusement, vous devriez vous abonner à Médiapart si vous en avez les moyens : ça coûte une trentaine d’euros à l’année et il y a très souvent des enquêtes fouillées. Après, je ne crois pas trop à leur modèle économique, ils devraient au moins rendre disponible après un certain temps certains dossiers pour montrer aux non abonnés ce qu’ils ratent. Mais si ça se trouve, ils gagnent assez d’argent pour se maintenir à flot, je ne sais pas.  

Tagged with: ,

Police sénégalaise

Posted in Sénégal by hadyba on juin 24, 2011

Décidément, les flics sont partout et toujours aussi classe. Pour les voir dans leurs oeuvres, c’est ici.

 

 

 

 

 

 

 

Shorter CNDS

Posted in France by hadyba on avril 28, 2011

Les flics français se comportent comme des délinquants et sont couverts par leur hiérarchie.

Je n’ai pas le temps de bloguer en détail le rapport du CNDS mais c’est essentiellement ce qu’il dit en une centaine de pages.

Mais que faitle gouvernement, vous demandez-vous? Eh bien, il prend ses dispositions pour dissoudre la CNDS qui a l’outrecuidance de critiquer la police pour la remplacer par Jack Lang.

via et La liste de partage du Monolecte.

Tagged with: ,

Atteinte au métier de policier

Posted in France by hadyba on décembre 10, 2010

« On est scandalisé par le jugement. Pour nous c’est une atteinte au métier de policier »

Soit. Mais que condamne donc ce scandaleux jugement:

Les faits remontent au 9 septembre, à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) : un policier avait été blessé à la jambe, percuté par une voiture après une course-poursuite. Lui et ses collègues ont alors menti et accusé, dans leur procès-verbal, le conducteur de la voiture qu’ils poursuivaient. Ce dernier, placé en garde à vue pour tentative d’homicide sur fonctionnaire de police, un crime passible de la perpétuité, a nié les faits.

Au fil des heures, les témoignages des policiers se sont effondrés. En réalité, des collègues à bord d’une seconde voiture étaient à l’origine de l’accident. A la barre, trois policiers ont reconnu avoir menti et affirmé qu’ils s’étaient concertés pour établir un faux procès-verbal. Un policier a accusé un collègue à la barre de lui avoir demandé de rédiger un faux. Mais les autres, eux, n’ont pas reconnu.

Si je comprend bien donc, le syndicat Alliance considère que le métier de policier consiste à rédiger des faux procès verbaux, à accuser à tort des gens d’avoir provoqué un accident que l’on a soi même provoqué et à rouer de coups un prévenu. Et le tribunal qui a l’outrecuidance de condamner des policiers se comportant d’une manière aussi méprisable se fait intimider par les collègues de ces délinquants en tenue:

A 16 heures, plus de 200 policiers de Seine-Saint-Denis étaient rassemblés devant le tribunal alors qu’hurlaient les sirènes d’une quarantaine de voitures.

Si nous payons avec nos impôts des policiers pour qu’ils méprisent à ce point la loi et ceux qui sont chargés de la dire. Pourquoi ne payons-nous pas également les délinquants qu’ils sont censés poursuivre? Si leur comportement est le même, pourquoi n’auraient-ils pas les mêmes droits?

L’effarant article du Monde qui me sert de source.

Tagged with: ,

Brute épaisse

Posted in France by hadyba on août 4, 2010

Je suis une brute épaisse et j’en suis fier semble dire ce mec:

Je m’adresse à lui en le vouvoyant pour lui demander de mettre fin à sa conversation téléphonique, il me répond en me tutoyant : « Tu es qui toi pour me demander de m’arrêter de téléphoner. Personne ne me contrôle ici. » Il a pris direct deux pièces de cinq francs (des gifles). Après, il nous disait : « Bonjour, merci et au revoir. » Bien sûr que je me mets hors clous en agissant ainsi. Mais pourquoi devrait-on baisser la tête ? Si tous les flics agissaient ainsi, les problèmes seraient vite réglés. Pour moi, ça, ce n’est pas une bavure, c’est une démarche citoyenne.

Le reste

Tagged with:

Racisme policier

Posted in France, immigration by hadyba on juillet 9, 2010

Que tu sois mathématicien ou consultant, débrouille-toi au moins pour être blanc. Autrement les flics français seront obligés de te discriminer.

Photo volée ici.

Tagged with: ,