Hady Ba's weblog

Alléluia…

Posted in immigration by hadyba on juillet 2, 2010

j’ai enfin reçu mon titre de séjour… qui expire quand même le 31 décembre ce qui me donne cinq mois de sursis. On parie combien qu’en janvier je me retrouve dans un aéroport essayant de sortir de France sans titre de séjour valide?

Ceci dit, je suis officiellement un scientifique!

Mes tribulations préfectorales

Posted in France, immigration by hadyba on juin 17, 2010

Pour une fois, je m’y étais pris à temps: fin novembre déjà, je m’étais rendu à la préfecture, avais fait la queue pendant une heure, retiré un dossier de demande de renouvellement de titre de séjour, rempli le dossier, joint les papiers nécessaires et posté le tout. Sachant que mon titre de séjour expirait le 31 décembre et que je suis le roi des procrastinateurs, c’était là un petit miracle dont je suis légitimement fier. Mi décembre, j’ai téléphoné au consulat de France au Sénégal pour leur annoncer que j’étais obligé de venir à Dakar pour une conférence et qu’étant donné que mon titre de séjour aura expiré entre temps, j’aurai besoin d’un visa pour revenir en France. Mon correspondant m’assura que cela ne poserait aucun problème. Moyennant quoi, je vins à Dakar, fis ma conférence et… faillis me retrouver bloqué à tout jamais à Dakar; le consulat refusant de me délivrer un visa de retour et accusant la préfecture de ma commune de résidence de ne pas répondre à ses mails. Finalement, le gestionnaire de mon labo ayant engueulé simultanément les gens de ma préfecture et du consulat de France au Sénégal, il me fut délivré un visa; non sans que j’aie raté mon vol et complété de l’argent pour décaler mon retour d’une semaine.

De retour en France, je me payais tranquillement le luxe de tomber malade pour voir à quoi ça ressemble lorsque le CNRS me fit savoir, en mars, qu’il cesserait de me payer si je ne lui présentais pas des papiers en règle. J’appelais donc mes chers amis de la préfecture qui me firent savoir qu’un délai de trois mois leur paraissait totalement raisonnable et que ce n’était pas la peine de les déranger pour si peu. Devant la perspective atroce de devenir un malade sans ressources, j’en parlais à ma boss qui prit les choses en main puisque je n’étais pas en état de le faire. Elle se rendit à la préfecture, essayât de savoir où en était mon dossier et se vit répondre que…. je n’y avais pas de dossier. Elle reconstituât mon dossier, vint me faire signer certains papiers à l’hôpital, partît déposer le tout à la préfecture, se fit demander quelques jours plus tard ma signature sur un papier que j’avais déjà signé, revint à l’hôpital pour me le faire signer et ramenât le papier à la préfecture. Elle réussit, je ne sais comment à récupérer en moins d’un mois un récépissé de dépôt de demande de titre de séjour grâce auquel elle obtint de haute lutte que le CNRS me fit un nouveau contrat. Mais bien évidemment, le contrat ne dure que jusqu’en juillet puisque mon récépissé expire en juillet.

Normalement, la réception du précieux récépissé signe le début de la fin du calvaire annuel: cela veut dire qu’un de ces prochains mois, vous recevrez une convocation à venir retirer votre titre de séjour. J’étais dans cet état de délicieuse attente lorsque, il y a deux ou trois semaines, je reçus une convocation à venir… signer un papier à la préfecture. Étant sorti de ma maison de convalescence ce mardi, j’y suis allé aujourd’hui, ai fait la queue pendant quarante cinq minutes alors que je tiens à peine debout, ai signé leur fichu formulaire que j’avais déjà signé trois fois et suis rentré chez moi m’écrouler sur mon lit, victime d’une baisse de tension. Et vous savez qu’est-ce qui est le plus beau dans l’histoire? Je risque de recevoir en juillet un titre de séjour 2010 courant de janvier à décembre et serai dans l’obligation légale de recommencer toutes ces démarches trois mois avant l’expiration de ce titre de séjour i.e. en octobre. En attendant, j’aurais eu deux mois (aout/septembre) de tranquillité absolue et cinq mois pendant lesquels il me sera autorisé de sortir de France avant que ne recommence le cauchemar. Y a pas à dire, l’accueil des étrangers est super bien organisé en France!