Hady Ba's weblog

Soyons juste

Posted in France by hadyba on septembre 2, 2011

Il faut relativiser, se souvenir par exemple que ce qui s’est passé hier, ce n’est pas ça:

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Oui, bien sûr on peut pinailler, évoquer une pente savonneuse, des précédents horrifiants ou souligner que les flics français ont agi en toute illégalité:

Cette fois, les forces de l’ordre ont franchi un nouveau seuil dans l’illégalité. « Il n’y a aucun texte qui autorise à transporter des personnes contre leur gré et à lesempêcher de sortir où elles le souhaitent », assure Grégoire Cousin, juriste au sein du Centre européen de défense des droits des Roms.

Mais ce ne sont là que vaines agitations droits de l’hommistes qui n’émeuvent nullement le tramway la caravane fasciste. Ça fait des années que les forces de l’ordre françaises piétinent la loi quand elles traitent avec les citoyens de seconde zone et ça n’a jamais tué personne  (enfin, presque jamais.)

« La France qui n’est pas la France » all over again.

Juste pour mémoire

Posted in France by hadyba on août 1, 2010

Peut-être n’est-il pas superflu de relire ceci:

En France, les autorités avaient pris des mesures restrictives à l’encontre des Tsiganes avant même l’occupation allemande du pays. Le gouvernement de Vichy organisa leur internement dans des camps familiaux. Les Tsiganes français ne furent cependant pas déportés sauf ceux des départements du Nord et du Pas-de-Calais rattachés au Gouvernement militaire de Bruxelles.

[…]

On ne connaît pas exactement le nombre de Tsiganes tués au cours de la Shoah. Bien que des chiffres exacts ou des pourcentages ne puissent pas être vérifiés, les historiens estiment que les Allemands et leurs alliés auraient exterminé de 25 à 50% de tous les Tsiganes européens. Sur environ un million de Tsiganes vivant en Europe avant la guerre, au moins 220 000 auraient ainsi été tués.

Après la guerre, la discrimination contre les Tsiganes ne cessa pas, la République fédérale d’Allemagne décida que toutes les mesures prises contre les Tsiganes avant 1943 étaient une politique légitime de l’État et ne nécessitaient pas de réparations. L’incarcération, la stérilisation et même la déportation étaient considérées comme une politique légitime. Qui plus est, la police criminelle bavaroise reprit les fichiers de recherche de Robert Ritter, y compris son registre des Tsiganes en Allemagne. Ritter, l’expert racial des Nazis pour les questions tsiganes, avait conservé sa notoriété et était retourné à son ancien travail de psychologue pour enfants. Les efforts pour amener le docteur Ritter devant la justice pour sa complicité dans le meurtre des Tsiganes cessèrent avec son suicide en 1950.